« Des mouvements fluides, une souplesse féline… les yeux cherchent l’infini de la concentration.
Respiration profonde, les muscles se tendent… les veines se gonflent, les mains se crispent.
La magie des corps en quête d’équilibre, d’absolue transcendance ; la contorsion des pensées dans la douleur des muscles. La sueur perle sur les visages contractés par l’effort, l’accomplissement des gestes maintes fois répétés, recommencés…Solitude des corps dans l’espace ; les sangles, le trapèze, le tissu, la corde…tout bouge, virevolte, balance, se soulève. Ondulations, émotion…seul, solitaire, le murmure de la création déploie ses mots.
Témoins statiques des voltiges épurées, les structures d’aluminium fléchissent légèrement sous les amples balancements des trapézistes. Ponctuations scénographiques. Silences. Les corps s’abandonnent, se (re)cherchent dans une souffrance voulue, décidée, nécessaire…l’apprentissage est éternel, le questionnement quotidien. La quête de soi dans le labyrinthe circassien n’est-elle pas finalement, par les défis et les limites à chaque foi repoussées, la quête de l’immortalité propre à chacun de nous ? Le cadre de la vie…illimité, l’énigme de la continuité de l’humain enfin révélée…»











